yip yop
Vous voilà sur notre blog, à JM et à moi, qu'on essayera de tenir à jour autant que faire se peut durant notre séjour de l'autre coté de l'océan.
Mais justement, en quoi consiste notre voyage ?
Ayant tous deux besoin et envie de faire une pause dans nos études avant la troisième et dernière année d'école, nous avons monté petit à petit ce projet de voyage et de découverte de l'Amérique du Sud.
Plus précisément, nous avons cherché à nous greffer à un projet de "paléohydrologie". Mais qu'est-ce que la "paléohydrologie" !? Grosso modo, c'est de l'archéologie, mais axée hydrologie. C'est à dire l'étude des civilisations anciennes, mais centrée sur tout ce qui touche à l'eau : irrigation, eau potable, etc. On sort donc de l'aspect antrophologique de l'archéologie, pour rentrer dans une étude beaucoup plus technique (et donc dans un domaine qui nous concerne plus, et dans lequel nous sommes déjà plus compétents).
Après moult et moult recherche, et moult et moult mails envoyés, nous sommes tombés sur un mec vraiment sympa, Alexander Herrera, professeur-chercheur à l'Universidad de los Andes, à Bogota, qui cherchait justement des personnes ayant des connaissances en hydraulique et en hydrologie. Il a une formation purement d'archéologue, et n'a donc que très peu de conaissances dans le domaine de l'eau.
Venons en donc au concret : le projet en lui-même.
A son apogée, avant d'être vaincu par les conquistador espagnol en 1532, l'empire Inca s'étendait de l'actuelle Colombie jusqu'à l'Argentine et le Chili. Ils avaient mis en place un système de canaux, de canalisations, d'aqueducs, de culture en terrasses vraiment complexe, qui leur permettait de maitriser un territoire apparemment inhospitalier.
L'étude se centrera sur une zone située entre les cordillières blanche et noire, au Nord de Huaraz.
Dans cette zone, déjà plus ou moins repérée par Alex, les incas avaient mis en place un système de canaux, murs, etc. afin de modifier les écoulements sur les flans des montagnes. L'eau étant alors concentrée en certains points, formant des zones très humides et très fertiles, permettant notamment la culture de fourrage pour les animaux domestiques.
Dans un premier temps, l'étude consistera à recenser et cartographier (à l'aide de GPS et de cartes détaillées de la région) l'ensemble des aménagements mis en place par les incas : canaux, murs, terrasses, etc. Ensuite, une fois cette étude finie et de retour à Bogota, il s'agira de modéliser par ordinateur l'ensemble de ces aménagements, afin de comprendre et d'estimer l'impact de ces constructions sur les écoulements, ainsi que le bénéfice que pouvaient en tirer les incas.
Voilà grosso modo notre projet !
Ensuite, pour le reste du séjour, nous irons là où nous porterons nos pas !