Equateur - Otavalo & Apuela

Publié le par JM et Sylv

 
 
Après notre long séjour en Colombie, nous voici repartis pour l'aventure. Notre rapport sur le travail effectué avec Alex est fini, ou presque. Il nous reste maintenant à profiter de nos prochains et derniers deux mois de séjour sur ce jolie continent. Nous prenons un bus direction l'Equateur où nous devons rejoindre un collègue HMGien ; le sieur Florent Arpint-Pont. Quelques dizaines d'heure plus tard, nous arriverons à Otavalo.




Jolie petite bourgade située dans la partie Nord montagneuse. Les gens y vivent avec une sorte de tranquillité qui nous repose énormément.


Nous sommes à présent loin du tumulte de la capitale Colombienne. Cela fait du bien!
 




Les habitants de Otavalo sont majoritairement indigène - le pourcentage exacte, Flo le connais il nous le dira peut être en commentaire -

Ils ont une tenue traditionnelle. Les hommes portent des pantalons blancs avec des sortes de tatan blanche. Leur visage ressemble a celui des indiens d'amerique du Nord. Ils ont des cheveux long noir-ébènes qu'ils attachent tous en tresse.

Trop la classe!

Les femmes ont les mêmes tatan mais noirs. Elles portent une longue jupe doublée. Noire à l'extérieure, blanche à l'intérieur.  Le haut est souvent constitué d'une chemise que je caractériserais de "froufrou" (avec de jolies broderies et autres ... type dessous de table dans la salle a mangé de la grand-mère).


Les épaules sont recouvert d'une manta - sorte de couverture en polaire noire également. Elles portent des bracelets et un nombre incalculable de superbes colliers marron clairs autour du cou. Elles sont magnifiques. Les plus âgées portent également une sorte de foulard épais noir qu'elles nouent sur leur tête - type homme musulman en plus jolis je trouve.


      
Mais notre virée ne s'arrêtera pas à Otavalo. Flo nous attend en effet a Apuela ; petit village perdu dans les montagnes. Sorte de trou du cul du monde, ce petit bled subit de manière continuel les assauts de la nature. Ainsi, durant la période des pluies, l'eau ravage les routes créant de dangereux glissement de terrain qui isolent les habitants. La période actuelle était plutôt tranquille. Nous avons logé pendant tout notre petit séjour chez deux français ; Eric, Gaëlle et Agathe leur petite fille d'un an et demi.
Tous deux ingénieurs, ils sont ici et travaillent en parallèle avec Flo sur les projets de micro-centrale électrique à installer dans la région.






Le lendemain de notre arrivée, nous filerons au lac Cuicocha pour une petite ballade. Nous sommes accompagnés de 3 québécois - connaissances de Flo - avec qui nous avons passé la soirée de la veille (cf photo ci contre).








Le papa, chercheur en vaccinologie (je sais pas si ça se dis vraiment comme ça - bref le cas qui s'amuse à étudier les maladies, leurs propagations, etc .. épidémiologiste peut être non? - bref sympathique québécois a finis de nous rassurer sur le côté "quelque" peu médiatisé de la grippe porcine.







Le départ matinal nous fait découvrir la laguna sous une faible couche de brouillard. Elle est constituée de deux petites îles qui selon les on dit - ressemblent à des cuy - cochons d'inde - d'où le nom ...



Le lac profond de 160 m est en réalité le résultat du remplissage d'un cratère volcanique sous l'influence d'un petit quebrada-torrent.












La ballade est agréable ; le sentier situé à 3400 m d'altitude longe la crête du cratère tout autour du lac, donnant ainsi un aperçu de la puissante nature. 




A la pause déjeuner, nous abandonnerons nos amis Québécois qui rentre à Apuela. Nous avons en effet comme objectif l'ascension du Volcan Cotacachi (4939 m) situé a proximité.





Les 3 compères nous laissent la majorité de leur pitance ... et pour cause, Flo a oublié notre repas du midi dans sa chambre!


Séparation donc. De notre coté, nous montons en direction de la base militaire/des antennes de téléphonie. Il s'agit de passer la nuit à 4100 m pour attaquer l'ascencion tôt le matin.  La petite marche vers notre "camps de base" se fait par la route... ou tout du moins par le reste de route que la saison des pluies à épargné. Superbement impressionnant de voir un terrain aussi beau en surface et pourri en fondation.





On a l'impression que la terre n'est autre que le résultat d'un tassement de cendre volcanique autrefois rejetées par les volcans avoisinant .. il y en a des mètres et des mètres ... et forcément, les fortes pluies de Février n'aident pas!






La route est longue- De grands lacets nous rallongent le chemin. Nous parvenons bien fatigués à notre futur camps pour la nuit. Et oui, après deux mois de glandouille, ça fait les pieds cette petite marche! 
2 gardiens d'antenne Movistar et autre nous ravitailleront en eau - et après une bonne petite soupe, zou au lit! 




Nous nous lèverons à 3h du matin- chose que l'on avait prévu - mais de toute façon,  nous ne tenons plus dans nos sacs de couchage ... trop inconfortable cette tente ... ou alors on est trop gros ... ou alors il y en a un en trop ...

'fin bref, étrangement, nous sommes tous ravis de nous lever!




Après un gros déjeuné fait d'avoine, de lait et d'une goutte de rhum, nous sommes prêt à décoller. Il fait nuit noir, il fait grand froid ... et c'est avec plaisir que nous nous lancons à la frontale dans la grimpette.



Très intéressant cette marche de nuit- Nous n'en avons pas l'habitude ... et c'est pourtant super agréable. Arrivé sur le commencement de la crête que nous suivront pour monter jusqu'en haut, nous pourrons admirer pendant un petit moment, en contrebas,  les petits réverbaires  d'Otavalo.





Le chemin est parfois difficile à déceler - et le brouillard s'en mêle.

A un certain point, ces deux paramètres viennent en trouver un 3ème ; la pente se raidie. Nous arreterons alors la marche pour attendre l'aube. 






Au premières lueurs, requinqué par notre petite sieste forcée, nous repartirons pour le sommet. Enfin non le sommet même - 4939 m - mais environ 100 m plus bas. Les derniers mètres s'avèrent dangereux sans matériel et nous préférons ne pas tenter le diable.



Nous restons quelque temps en haut -  attendant avec impatience que la brume se lève ... mais en vain ; nous apercevrons seulement les vallées voisines par intermittence

... hop ci ... hop là ... un petit trou par ci, une rapide levée par là ...


Ni les incantations, ni les danses du soleil visant à nous réchauffer des bourrasques froides ne parviendront à changer la situation.


Et c'est ainsi quelque peu frustré que nous redescendrons.









Repassant par la laguna, nous nous arrêterons au restaurant du lac pour nous restaurer pour quelques dollars.









Et voici quelques photos en rab pour compléter cette agréable épopée ;

Sylv et Flo durant la redescente du volcan ... le temps se découvre enfin, preuve de la véracité de la loi de l'emmerdement maximal.

Les trois zèbres en mode décontractés ...  on sent quand même poindre un peu de fatigue sur ces visages souriant.  

















Voici Flo en train d'allumer une clope bien méritée ... de toute façon c'est la fin de la rando ... et en plus, ça ne fait plus que descendre!










Un individu louche essayant de se prendre en photo ... 



De jolies fleurs rencontrées sur le chemin.













Ci-dessous, j'apprends quelques morceaux de kéna (flûte péruvienne) sous l'oeil attentif de mon professeur Flo.  



Au fond, en arrière plan, on note la présence du fameux volcan Cotacatchi que nous avons grimpé... toujours aussi couvert sur le sommet ...       





De retour à Apuela, voici les deux énergumènes (sylv et flo) en train de faire leur lessive ...















 Après cela, voici la truite que Flo nous a cuisiné... elle est accompagnée de son petit citron du jardin et d'une délicieuse purée petit pois, yuca et patates.






Et voici en prime le vole de banane perpétré par le dangereux criminel en cavale. Une petite grimpette sur le balcon du propriétaire absent pour la semaine ... et hop, un petit déj délicieux! Nous aurions eu tord de laisser se gâter ces jolis et succulents fruits.






Deux petites photos d'une petite ballade que nous avons fait avec Eric au dessus de sa baraque ...

Avec notamment la découverte de maisonnettes perdues dans les bois ...










Et puis un autre cliché sur le chemin du retour à la maison où un jus de citron du jardin nous attend déjà.












Les photos sont disponibles ici : 26 - Ecuador 26 - Ecuador

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F
hoplà !<br /> <br /> Tout d'abord gros gavage d'avoir rattrapé deux mois de blog en si peu de temps !!<br /> J'y travaille de mon côté mais il se trouve que en ce moment il y a du boulot ! Ca chauffe même, plus l'habitude...<br /> <br /> Inoubliable semaine qui me laisse comme trace ce sentiment éprouvé lors de nos ballades nocturnes en moto ou à pied éclairée aux vers luisant... Retrouvailles au fin fond d'un trou de balle du monde, insolites, colorées, et bien festoyées !<br /> Au prochain trasero del mundo alors et suerte !<br /> <br /> Flo<br /> <br /> PS: 43%
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