La ciudad de Bogota
¡ Bogota city … city of Bogota !
Welcome to the capital of Colombie !

Petit tour du propriétaire de cette ville immense et plutôt dépaysante !
Avec ces 8,5 millions d'habitants, ces 1600 km carres et son altitude de 2640 m, Bogota est à juste titre la ville la “más cerca de las estrellas”.
Quelques calèches improvisées se mêlent aux grosses voitures américaines, aux taxis et aux bus qui sont ici le nerf véritable de l’agglomération. En effet, à raison de 3 a 4 bus toutes les deux minutes et plus d'une dizaine de taxis pour le meme temps, il faut ici être fou ou riche (les deux peut-être) pour sortir sa voiture du garage.



Non pas que la conduite de quelques chauffards pourrait être la raison d'un accrochage inopiné de l’aile de ta jolie voiture, non non … en réalité, ici, toutes les personnes ayant un volant entre les mains semblent avoir un 6èmesens lie de très près aux rétroviseurs, klaxons, freins et accélérateurs !
- Doubler par la droite, s'arrêter en plein milieu de la chaussée, faire une voir plusieurs queues de poisson en traversant les trois voies d'un jet pour arriver a prendre un passager de plus … -
Tout ceci est le bagage de base que doit, semble-t-il savoir faire Manuel, el conductor del autobús !
Une fois monte à l'intérieur de ces petites boules d'énergie ambulantes, c'est parti pour 10 à 15 minutes de conduite sportive qui nous permettent seulement d'apprécier le retour a la bonne vieille marche a pied ! Et encore faut-il arriver a ne pas louper sa sortie de bus ; en effet, ce dernier ne prend pas tellement le temps de passer la première pour repartir vers de nouveaux clients !
Entre deux “nids de poules”, rebaptisés par les gringos que nous sommes en “nids de lama” – ¡en rapport a leur taille! – on peut apercevoir des binomes de policiers en cravate postés environ tous les 100 m. Impressionnant et effrayant les premiers jours – mais on s’y fait vite –.

De retour a pied, le bus te lache un petit pet fumant noir-ebene qui associé aux autres “prout” des centaines de 4 roues environnantes te picote les yeux et t'irritent la gorge et le nez. Il ne fait pas bon avoir des problemes respiratoires dans le coin!
Une moto manque de te renverser quand tu tentes de gagner le trottoir, elle est conduite par un bonhomme habillé d'un petit gilet orange – un peu comme ceux devenus obligatoires en France – à ceci près que le sien comporte son numéro d’immatriculation. Peut-être notre cher gouvernement fera passe ce nouveau concept lors de la prochaine confrontation entre le jet de Mr. Fillon et la motocyclette de papy René.
D’une rue a l’autre, des petites caddy remplies de “cochonneries” - chips, sucreries, clopes … - parsèment les trottoirs. A leurs coté un colombien répète inlassablement “llamas, llamas”.
Nous avons déjà été amenés a utiliser leurs services. Pour 150 a 250 pesos par minute, il te tend un vieux nokia ou sagem qui, relié a sa banane par une chaînette d’un à deux mètres, te permet de téléphoner et de ne pas t’envoler avec le précieux “celular”.
A cote de ça, quelques autres brouettes un peu plus sophistiquées te permettent de manger des fruits frais ou des jus de fruits frais ! ¡ Mais gare a la turista !
Nos pas nous amenent souvent a l’université ou nous tentons de nous immerger dans le projet. Cette dernière est, d’après les quelques rencontres que nous avons faites, la plus riche du pays … à savoir que pour pouvoir user ses jeans sur les bancs des amphis, il faut ici payer plus de 5000 euros pour un semestre!
Et quand vous comparez ça au prix d’un repas complet que nous prenons tous les jours a 4000 pesos (1.30 euros) … on peut vous dire que c’est une université de richeton!
… et ceci expliquant (partiellement) cela, les étudiants doivent, pour rentrer dans l’université, passer par un tourniquet active par une carte magnétique, tout ceci contrôlé par 4 agents de sécurité a chaque entrée !
On ne vous raconte pas le bordel pour obtenir un laisser-passer de 15 jours !
La police est omniprésentepartout (dixit JÑ) comme nous l’avons rapidement évoqué plus haut. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’elle est complétée par de nombreux services de sécurité privés qui offrent leurs services aux banques, magasins, supermarchés, entrées d'immeubles, de lotissements … Il est donc plus que fréquent de voir un colombien habillé en uniforme (ou pseudo-uniforme) faire les cents pas devant un hall d’escalier en compagnie de sa matraque et de son rotwiller ou berger allemand. Pour compléter tout ceci, toutes les maisons “riches” sont équipées de systèmes de sécurité élaborés : clôtures électriques, fils barbelés, alarmes, etc.

Mais pour rassurer tout le monde, c’est une ville qui n’est pas dangereuse si on prend garde à ne pas traîner aux mauvais endroits, aux mauvais moments, dixit Valentina - une belge-colombienne rencontré dans un bar.
Bogota est, comme le montre les photos ci-après, située sur un plateau et donc bordée de montagnes sur un des cotés. Nous sommes allés faire notre premier sommet lundi matin, jour de célébration religieuse. 3210 m soit environ 600 m de dénivelé avalés en un peu plus d’une heure (le pas s'étant accéléré sur la fin en raison d’une averse assez costaude). Le Monserrate de son petit nom est accessible par un joli chemin de pierre qui monte droit a la chapelle du même nom.
La vue sur Bogota est assez intéressante … mais ça reste un gros tas d’immeuble et de maison grises ou rouge brique (la brique est énormément utilisé ici, que ce soit pour les bâtiments, les rues, les trottoirs, etc.)
... On retrouve la laideur des villes … un peu comme à Grenoble lorsque l’on grimpe aux trois pucelles…
A l'Est, une réserve naturelle s'ouvre à nous … un panorama de ouf … un panel de couleur allant du vert au … vert en passant par le vert .
Incroyablement vert tout ça… avec des arbres gigantesques, des feuillus, des conifères, des jolies plantes, des fleurs … rahhh ça manquait un peu tout ça depuis une semaine…

On vous quitte sur ces quelques photos.
Bon vent a tous.
Sylv and JÑ.
¡¡ BONUS en image !!