Dernière semaine de camp

Publié le par JM et Sylv

Bonjour bonjour!

 

Ayant un peu en retard sur l'actualité de notre petit séjour nous allons tenter de rattraper tout ca en vous décrivant notre dernière semaine de travail au site.

 




Eh oui, nous sommes déjà en vacances ! Et pour quelques temps puisque nous revenons à Pueblo Viejo pour étudier les échantillons des différentes couches de sols prélevés seulement en février.

Enfin, il nous reste encore un rapport de ce que l'on a effectué durant ces 3 semaines à rédiger ...









Mais pas d'inquiétude, nous ne nous faisons pas déborder par le travail - comme le montrent les photos, nous avons trouvé un petit coin parfait pour travailloter - entre deux sirotage de jus de fruit exquis, nous nous lançons dans les écrits et les premiers calculs de perméabilité.

 









 Mais revenons a notre semaine de camp.

 

 

Que dire sinon que nous avons creusé 6 trous dans les bofedales les plus élevées - fatiguant de monter les pioches, pelles, plus tout le reste du matériel ...

Le mangé était effectué sur place grâce au super réchaud "vieux campeur" - un petit bourrage d'estomac quotidien à base de riz, tomates, thon, pâtes, pommes, bananes, chocolat, miel, mandarines, beignets, ... et j'en passe ... sans oublier le pain !

Et oui, en bon français, même a 6000 km de notre boulangerie fétiche, nous ne pouvons encore petit-déjeuner ou déjeuner sans racler le jus ou le fond de l'assiette avec un petit bout de pain.  Du coup, nous étonnons beaucoup les gens d'ici en en achetant une 60aine pour la semaine  (des petits pains de la taille d'un pain au chocolat).




Le soir, après nos grosses journées, nous tombons comme des mouches ... allongés sur notre petite bofedal, nous restons alors scotchés devant les magnifiques couchés de soleil  qui rivalisent d'ingéniosité et de couleurs  sur la cordillère noire.

Puis plus tard, après un bon petit repas servi au coin du feu nous sortons apprécier le ciel étoilé et toutes ces constellations que nous ne connaissons pas encore. Magique là aussi ce bout d'espace qui nous est inconnu. Mais nous allons bientôt y remédier avec une petite carte du ciel je pense !



Et paf, dodo avec réveil à 6h. Le soleil tarde souvent un peu et c'est au prix de quelques mouvements énergiques que nous parvenons à nous réchauffer. Mais quel bonheur quand arrivent les premiers rayons. Ils franchissent habituellement la cordillère blanche au moment où nous commençons à tartiner le miel. Petite sensation de chaleur dans le dos quand les mains froides pinaillent avec le tartinage ... que demander de mieux !?!

Mario et Julio arrivent généralement vers 8h30. Ils en profitent pour monter leurs taureaux et nous ramènent à la demande les pains frais ou le kilo de papas manquant.

Une fois de plus, ils nous ont fait un boulot de fou en point de temps. Du coup, nous avons pu en profiter pour crapahuter un peu de-ci de-la et nous bloquer également une petite journée pour une randonnée champêtre.



Tous deux malades et pas très très en forme, nous nous sommes quand même motivés pour partir du camp vers 5h30. La montée a été plus pépère que lors de la dernière ballade. En effet, ne dit-on pas que la marche accélère le transit ? ... je peux vous dire que c'est vrai !!... et d'autant plus vrai quand on a la tourista !












Après quelques bonnes pauses sieste au bord de falaises descendant à pic, nous sommes finalement arrivé au pied du Nevado Huandoy pour le déjeuner. Petite pensée au vieux continent quand nous avons franchis les 4810 m du Mont Blanc ... là-bas par contre, il n'y avait guère de neige à cette altitude ... nous n'avons rencontré que quelques tapis blancs qui fondent puis gèlent chaque jour.

Une ancienne langue de glacier a mis à nue une allée principale de 200 m de large qui laissant apparaître un bedrock lissé, nous a permis une ascension plus aisée. Mais aucune grosse  rencontrée ... pas une silhouette de puma, ni une queue de vigogne .. dommage!



4885 m - 1500 m de dénivelé - une vue magnifique sur une superbe face du Nevado Huandoy ... et toujours ces chiantes de mouches qui arrivent de nulle part pour se poser dans ta gamelle de riz froid.

Là est et reste un grand mystère ... d'où viennent ces insectes ? de la vallée ? nous ont-ils suivi à l'odeur ? comment peuvent-ils résister aux -5 ou -10 des nuits à cette altitude ?


La ballade s'est terminée lors de la redescente par une toilette méritée dans le quebrada du coin. J'ai eu le plaisir d'être observé pendant toute ma petite baignade par deux grands yeux sceptiques et pleins d'interrogations. Après une tentative d'échange vocaux auquel je n'ai pas répondu, la belle au pelage brillant s'en est allée retrouver ces copines ruminantes.


Bref, ici se termine notre petite semaine de boulot.

Le lundi, quelques personnalités sont  montées de Caraz pour apprécier l'avancée de notre travail et découvrir par là-même le site pour certains. Nous les avons fait crapahuter pendant 2h30 - 3h dans les ruines pré-hispaniques - leur expliquant nos découvertes, nos hypothèses sur le fonctionnement antérieur du système d'alimentation des terrasses ... Je crois qu'on les a quelque peu fatigués ... Et oui, l'embonpoint n'est pas de mise pour se glisser dans les vieux chemins Incas empruntés aujourd'hui seulement par les zorros du coin!

Ils nous ont aidé à descendre notre matos jusqu'a l'énorme 4x4 qui nous attendait pour rejoindre la civilisation.





























Et paf, nous voici donc à Caraz pour deux semaines de repos mérité !



 

 

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C
Bon anniversaire JM ! Reposez vous bien !
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