Direction la Colombie - avec arrêt à ChanChan

Publié le par JM et Sylv

Nous voici en partance pour la Colombie.

Direction le Nord ... nous délaissons, non sans un certain pincement au coeur la douce Caraz, nos petites habitudes ainsi qu'un fabuleux colloc.

Zou, on s'envole ... ou tout du moins on roule ...

Nous avions réussit à faire ce trajet en 62h la première fois, il nous en faudra 65h - saison des pluies oblige...

Au cours du trajet, nous passerons par Chimbote. Mais nous ne nous arrêterons pas dans cette ville puant le poisson.

Le changement de bus se réalisera à Trujillo. Et profitant d'une quasi journée pleine d'attente avant notre prochain départ, nous filerons visiter la ville ainsi qu'une partie de ses très connus sites archéologiques.

 

ChanChan ... Culture ChanChan ...

Au premier abord, ce nom nous ferait plus penser à un héros Chinois ou à Tintin au Tibet. Que Nenni!


Allez zou c'est parti pour un petit cours d'histoire ;

ChanChan ne correspond pas à un héros Grec ou Chinois égaré sur le continent il y a de cela quelques siècles ... non non ... Il s'agit plutôt de la capitale de la Culture Chimu  - impressionnante citée construite avec de grandes enceintes en murs d'adobe.


L'emplacement archéologique couvre un secteur d'environ 20 km carré et est formé d'un ensemble de 10 enceintes murées - sorte de citadelles - Chacune d'entre elles a  été construite et habité par l'un des 10 seigneurs descendant du premier souverain de ChanChan ; Tacaynamo.

Puis à leur mort, ces citadelles se devaient d'être maintenues en état par le petit nouveau. Elle servait en effet de tombeau au précédent et à toute sa clic. En effet, il semblerait que c'était un véritable honneur de se faire enterrer au coté du souverain défunt. Et même si tu ne partageais pas ce genre de considération, apparemment, tu y passais! =)


On a par exemple découvert le toutou du maître, un ou deux gardes avec les pieds coupés - apparemment pour ne pas qu'ils fuient face à l'adversité et au danger qui pourraient menacer le souverain défunt de l'autre coté du rideau - mais également la femme, le chef militaire  ...
Chose étrange car du jour au lendemain, il devait vraiment perdre plus qu'un souverain ... dangereux système que d'emporter avec soit tant de personnalités et "têtes pensantes" ... j'aurais plutôt tendance à dire que ça amène à mettre en péril l'empire tout ça ...


Bref bref, .... moi à leur place ... =)  ... surtout avec des chiens aussi moches ... on dirait presque la louve de Rome qui s'est balladée vers Tchernobyl!



tidou di bon je continue !




Comme j'ai bien suivi la leçon de la guide que Sylvère drague - comme le montre la photo -, je peux vous dire que chaque entrée était cyclopéenne, c'est-à-dire qu'elle ne donnait que sur un mur et un couloir. Cet enchevêtrement de corridors, dédales et autres était alors bien plus facile à protéger et à surveiller.



Il est à noter que ce schéma semblait avoir également pour but de perdre les non-initiés et de les effrayer.


Et sans rire, les murs aujourd'hui n'ont pas leur taille réelle de 5 à 6 m mais il est vrai que l'on se sent un peu écrasé par cette architecture irréelle et oppressante.



Voyez plutôt comme Sylv à l'air ridicule sur la photo du bas !




















   




Les murs étaient ornés de motifs géométriques en adobe ; Les longs traits horizontaux représentant les vagues et la mer qui a fait la force de ce peuple. 


Des frises de magnifiques bas reliefs stylisés d'animaux (écureuils principalement), d'oiseaux, de poissons et de figures mythologiques rajoutent au coté magique du lieu.


Et il faut imaginer tout ceci en couleur ! La mer semble-t-il était peinte en blanche grâce à un extrait de coquillage marin, les poissons,  j'imagine bleus, et les écureuils ... prout ... je m'en rappelle pas.













































Les "on-dit" racontent que c'était la plus grande ville des Andes de l'époque.

Elle comprenait 10 grands quadrilatères. Chacun contenant de petites pyramides, des résidences, des marchés, des ateliers, des réservoirs, des magasins, des jardins, des cimetières ...
L'équivalent des "serfs" étaient tenus de payer une sorte d'impôt qu'ils s'acquittaient grâce à leur talent "familial". En effet, il semblerait qu'un fils de joaillier devenait joaillier - qu'un fils de pécheur devenait pécheur -
La guide nous parlait de cela en nous disant que c'était un moyen de contrôler la sorte de dîme exigée par le dirigeant - N'importe qui ne faisait pas n'importe quoi - sorte de castes en quelque sorte -



Les vallées sous leur autorité étaient reliées par des routes et défendues par des forteresses. D'ingénieux et titanesques systèmes d'irrigation et de canaux permirent le florissement de cette culture.
Les incas ont semble-t-il joués sur les prises d'eau de ces canaux - limitant ainsi l'approvisionnement , les récoltes et touticanti pour faire fléchir ce peuple aux environs de 1460.

Pour la petite histoire, cet état des plus agressif et ayant tant emmerdé les Incas dans leur progression au Nord, s'étendait de Chiara au Nord jusqu'à Lima au Sud.


Voici donc la fin de ma narration ChanChan, si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de venir y faire un tour, c'est magnifique!




Après avoir visité les ruines, fort peu rassasiés de notre soif de découverte de la culture Chimu, nous sommes allés au musée attenant.

Et voici donc Sylv en petit et en noir devant le bâtiment en question.

On en a fait moult des photos comme ça, ...  =)
































Et là ... et bien ... un peu de mime devant une reconstitution d'une petite rue remplie de statuette de bois - sorte de fétiche à la Tintin (encore là lui!)

 











Là pour le coup on en voit une en un peu plus gros!












Au cours de cette petite visite de musée, on s'est même amusés à reconnaître dans une gravure ancienne, des gens du klu klux klan en mode pêcheurs.

Ressemblant non? =)












Et pour finir, on voici quelques photos en mode bonus :



Ça, et bien c'est un écureuil ... le même que celui sur les murs d'adobe du site de ChanChan, a ceci près qu'ils en font maintenant des bouts de gazons...




 














A gauche encore ce chien si typique de la région - tellement moche ! Apparemment les grands seigneurs en avaient toujours un dans les pattes ... enfin surtout les grands seigneurs souffrant de maladie des os. En effet, il semblerait que ce chien produit une chaleur corporelle dingue qui atténuait les souffrances de la maladie.

A droite, un bout de mur avec de jolis dessins. Ne me demandez pas ce que ça signifie, j'en sais rien!




Et pour finir, je terminerais par ce petit coté français romantique jouant de l'apparition d'une jolie fleur pour s'éclipser!


Bise les grenouilles !


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